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Seeing et transparence : deux types différents de « bon ciel »

Les prévisions destinées aux astronomes indiquent généralement deux valeurs distinctes que l'on appelle toutes deux familièrement « qualité du ciel », mais elles mesurent des choses différentes. Une nuit peut être excellente sur l'une et mauvaise sur l'autre.

Seeing : à quel point l'air est stable

Le seeing décrit la turbulence atmosphérique — des poches d'air à des températures légèrement différentes qui déforment la lumière des étoiles en la traversant, brouillant les détails fins de la même façon que le miroitement de la chaleur brouille une vue lointaine sur une route brûlante. Un mauvais seeing n'assombrit rien ; il transforme simplement les détails nets en une sorte de tache floue. Il compte surtout pour la photographie planétaire et les poses courtes, où l'objectif est justement de résoudre des détails fins sur une cible petite et lumineuse. Une nuit de mauvais seeing peut plafonner votre résolution, quelle que soit la qualité de votre optique. La photographie du ciel profond, qui empile de nombreuses poses plus longues de cibles faibles et étendues, tolère mieux un seeing médiocre.

StarYard évalue le seeing sur l'indice de turbulence 1–8 des prévisions et le signale comme un risque faible, modéré ou élevé. Faible correspondrait à un air stable qu'il vaut la peine de viser avec une installation planétaire, tandis qu'élevé est mieux exploité avec des cibles de ciel profond à grand champ.

Transparence : à quel point l'air est clair

La transparence décrit la brume, les nuages fins, l'humidité et la clarté atmosphérique générale. En somme, la part de la lumière d'une cible qui atteint réellement votre capteur plutôt que d'être diffusée ou absorbée en chemin. Une mauvaise transparence assombrit tout et efface le contraste, ce qui compte surtout pour les cibles de ciel profond faibles et étendues comme les nébuleuses et les galaxies, qui n'ont déjà que peu de contraste à perdre. Une planète lumineuse ou une étoile double, en revanche, remarque à peine une brume modérée.

StarYard évalue la transparence de la même façon, faible/modérée/élevée, à partir de l'indice de brume 1–8 des prévisions.

Combiner les deux

Une nuit peut être stable mais brumeuse (bonne pour la photographie planétaire, mauvaise pour les nébuleuses faibles), ou parfaitement claire mais turbulente (bonne pour le ciel profond, décevante pour le détail planétaire). Sur la page Résultats, les deux facteurs sont affichés aux côtés de la recommandation de chaque objet. Lisez-les avec le type de cible, pas comme un score unique combiné de « qualité du ciel ». À vérifier également : la classe de Bortle de votre lieu, qui est un facteur distinct et essentiellement fixe (pollution lumineuse) plutôt qu'une condition météorologique de la nuit.